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John Nollet, l’homme qui coiffe les plus grandes stars

John Nollet, l’homme qui coiffe les plus grandes stars

Artiste capillaire mondialement reconnu, John Nollet est bien plus qu’un coiffeur: c’est une signature. Des plateaux de cinéma aux plus prestigieux tapis rouges, des suites privées du Park Hyatt Paris-Vendôme aux sommets enneigés du Cheval Blanc Courchevel 1850, il incarne depuis plus de vingt ans une vision singulière de l’élégance. Créateur du fameux carré d’Amélie Poulain, des dreadlocks mythiques de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes, ou encore des coiffures sculpturales de Ridicule, John Nollet façonne des looks devenus cultes.

À la tête de la Maison John Nollet, il imagine également des collections exclusives de bijoux de tête, pièces uniques façonnées dans la pure tradition des Métiers d’Art, portées par Nicole Kidman, Monica Bellucci, Uma Thurman ou Vanessa Paradis. Entre son travail en studio, les tournages, les tapis rouges et son concept révolutionnaire du Hair Room Service Around the World, John Nollet est aujourd’hui l’un des hair artists les plus influents de sa génération.

Nous l’avons rencontré pour parler de son parcours exceptionnel, de son univers, des looks tendances pour les fêtes, des influences actuelles… et des coiffures qui feront sensation au prochain Festival de Cannes.

Photographe : sandra Fourqui @sandrafourqui / Makeup : Olivier Tissot c/o A.H beauty consulting @ ahbeautyconsulting / John Nollet est habillé par la maison Berluti / John Nollet @ johnnollet / Remerciements au Forty One studio @ fortyonestudio_agency / Suite 101 au Park Hyatt Hair Room Service @parkhyattparis 5 rue de la Paix 75008 Paris

« la coiffure est avant tout l’histoire d’une passion: celle que j’ai pour mon métier »

John, votre parcours est impressionnant : cinéma, mode, voyage… Comment résumeriez-vous votre aventure dans le monde de la coiffure ?

Je dirais que mon aventure dans le monde de la coiffure est avant tout l’histoire d’une passion : celle que j’ai pour mon métier. Avec le recul, je ne mesure pas complètement tout ce que ces années m’ont apporté. J’ai eu la chance de travailler dans des univers très différents : le monde du cinéma ou celui de la mode, et de voyager, ce qui est l’une de mes grandes passions. Chaque expérience a contribué à façonner mon parcours.

« Mon rôle, c’est d’accompagner un visage, de servir une histoire. »

Vous avez créé des looks iconiques pour le cinéma, quels souvenirs gardez-vous des coiffures de Pirates des Caraïbes, Ridicule ou le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain ou récemment Jeanne du Barry ?

J’ai effectivement eu la chance de travailler sur de nombreux films qui m’ont offert une véritable liberté d’expression à travers le cheveu. Amélie Poulain, Pirates des Caraïbes ou encore Jeanne du Barry entre autres comptent sans doute parmi les projets les plus marquants de ma carrière. Mon rôle, c’est d’accompagner un visage, de servir une histoire.

Ce sont des personnages forts, qui m’ont permis d’explorer le cheveu comme un langage à part entière : raconter une personnalité, enrichir un scénario, donner vie à une narration visuelle.

Quelle a été votre inspiration ?

Mon point de départ a été le rôle que Johnny Depp devait incarner : un pirate. Le look est né d’une simple conversation. Nous nous connaissions déjà dans la vie, et lorsqu’il m’a parlé de ce film, je me suis immédiatement projeté : comment coiffe-t-on un pirate ?

À ce moment-là, aucune coiffure n’était définie. J’ai donc procédé par déduction : un pirate ne se coiffe pas vraiment, il a des nœuds, et qui dit nœuds dit locks. De là est venue la première piste. Ensuite, j’ai pensé à la mer : un pirate vit au gré des intempéries, du soleil, du sel… Ses cheveux s’éclaircissent naturellement, ce qui ajoutait un deuxième élément narratif. Johnny a beaucoup aimé cette démarche et m’a confié qu’il rêvait d’un bandeau évoquant Keith Richards. J’ai intégré cet élément dans mon puzzle créatif, et notre échange s’est poursuivi naturellement. Comme il s’agissait d’un film Disney, j’ai aussi imaginé une forme de douceur chez ce pirate. Johnny a confirmé cette vision. J’ai alors proposé qu’il se baigne parfois pour se rafraîchir et qu’il ramasse, dans l’eau, de petits objets à accrocher à ses locks, comme des talismans accompagnés de vœux. C’est ainsi que le personnage s’est construit, pièce par pièce. Ce qu’il y a de magnifique dans ce moment-là de création, c’est qu’on ne sait jamais si le film se fera, s’il rencontrera du succès ou non. On crée dans une forme de pureté absolue, juste pour l’histoire et pour le plaisir de donner vie à un personnage.

Comment votre expérience sur les plateaux influence-t-elle votre travail aujourd’hui au cœur de la Suite de Coiffure Privée John Nollet Paris ?

J’ai toujours gardé un lien très privilégié avec les femmes et les hommes que je coiffe, et j’ai toujours eu envie d’offrir à celles et ceux qui rêvent en regardant les magazines ou les films la possibilité de vivre la même expérience. Au Park Hyatt, avec mon équipe, je propose donc un service vraiment identique, personnalisé, à celui que je réserve à une personnalité quand elle me demande de réfléchir à la meilleure coiffure pour un rôle. Je pars du principe que chaque femme qui vient me voir joue un « personnage », le sien. Dans les films contemporains, on me décrit souvent une avocate, une aventurière, une journaliste… Et je crée une coupe en fonction de ce rôle. J’ai l’impression que le cinéma m’inspire pour coiffer les clientes du Park Hyatt, mais que ces clientes m’inspirent tout autant pour imaginer les coiffures de personnages qui exercent les mêmes métiers qu’eux. C’est un échange permanent entre la réalité et la fiction.

Parlez-nous de la Suite 101 au Park Hyatt Paris-Vendôme : en quoi cet espace représente-t-il votre philosophie du luxe sur mesure ?

La Suite 101 est un lieu très particulier, pensé pour offrir une expérience intime et véritablement sur mesure : nous n’y recevons que deux personnes maximum à la fois. Lors du shampooing, la cliente est allongée, ce qui permet une répartition du poids du corps sans tension dans la nuque. Nous avons même imaginé un dispositif pour que les coiffeurs travaillent à genoux, le dos droit, afin de pouvoir prendre tout le temps nécessaire. Le shampooing devient alors un moment privilégié, presque une offrande, loin d’un geste purement technique. Ce qui me plaît particulièrement, c’est que le téléphone ne sonne jamais dans cette suite. Rien ne vient interrompre le rendez-vous : toute la prise de rendez-vous se fait depuis un autre lieu, le Forty One Studio où se trouvent nos bureaux. Cela signifie que, dans la Suite 101, nous sommes entièrement dédiés à la personne que nous coiffons. Nous ne sommes pas dans l’urgence ; nous pouvons réfléchir ensemble, prendre letemps d’observer, d’ajuster, de construire. C’est un travail profondément artisanal, et cet espace nous en donne les moyens. Il y a aussi une magie liée à l’adresse : 5, rue de la Paix.

J’ai une véritable passion pour les hôtels, pour leur sens du service. J’ai toujours imaginé mes lieux dans cet univers-là : on peut arriver en taxi ou en métro, être immédiatement accueilli, entrer dans une atmosphère particulière, prendre l’ascenseur puis l’on vous ouvre la porte 101, la magie opère… Toute cette mise en scène contribue à l’expérience.

Retrouvez la suite de l’article dans Liberty’s Magazine numéro 7.

Photographe : sandra Fourqui @sandrafourqui / Makeup : Olivier Tissot c/o A.H beauty consulting @ ahbeautyconsulting / John Nollet est habillé par la maison Berluti / John Nollet @ johnnollet / Remerciements au Forty One studio @ fortyonestudio_agency / Suite 101 au Park Hyatt Hair Room Service @parkhyattparis 5 rue de la Paix 75008 Paris

Pour suivre John Nollet @johnnollet


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